Ostéopathie Vétérinaire

SAM_0878Aujourd’hui, seuls les vétérinaires sont légalement habilités à pratiquer l’ostéopathie sur  les animaux.

Le Docteur Véronique Superbie a suivi l’intégralité de l’enseignement du Diplôme Inter Ecoles (DIE) d’ostéopathie vétérinaire. , nouveau diplôme dont elle vient de passer avec succès l’épreuve de consultation à l’Ecole Vétérinaire de Nantes.

Elle reçoit sur rendez-vous dans notre clinique .

L’ostéopathie est une médecine manuelle non douloureuse praticable sur toutes les espèces animales. Par essence, ses praticiens tiennent compte de l’individu dans sa globalité.

Toute restriction de mouvement est considérée comme une dysfonction en ostéopathie.

Le traitement, fondé sur différentes techniques, consiste à lever ces dysfonctions en  redonnant de la mobilité et de la motilité aux structures de l’organisme pour qu’elles puissent assurer leurs fonctions.

L’organisme intègre ensuite le travail grâce à ses capacités d’autorégulation.

Les indications de cette discipline sont nombreuses, avec une action curative mais également préventive puisque les dysfonctions peuvent être détectées avant d’être symptômatiques.

L’ostéopathie est complémentaire à l’allopathie.

C’est une thérapie d’avenir

Principes généraux

L’ostéopathie repose sur quatre grands principes

Premier principe : l’unité de l’être

L’ostéopathie est fondée sur le fait qu’il existe une relation de continuité et de contiguité entre toutes les structures d’un organisme vivant permettant une communication entre elles. L’organisme est pris en compte dans sa totalité pour le diagnostic et le traitement. Il s’agit d’une médecine holistique, c’est à dire une pratique visant à traiter l’être vivant de façon globale et non pas seulement la partie exprimant les symptômes. 

Deuxième principe : l’interrelation structure-fonction

La structure et la fonction sont interdépendantes. Si la structure est altérée, elle ne peut plus assurer correctement sa fonction. Inversement, si une structure ne peut pas fonctionner correctement, elle s’altère. 

Troisième principe : la règle de l’artère

Dans l’organisme, la circulation des liquides doit pouvoir s’effectuer correctement pour permettre la distribution de toutes les substances nécessaires pour assurer la fonction de toutes les structures.

Quatrième principe : le principe d’autorégulation

Le postulat de l’ostéopathie est que le système corporel vivant possède l’aptitude inhérente à s’auto-entretenir et à s’auto-réguler, pourvu que soient levés les obstacles qui l’en empêchent et que l’intégrité physiologique et/ou anatomique ne soit pas altérée. Il s’agit du principe d’homéostasie. Le traitement ostéopathique  permet à l’organisme de retrouver un nouvel état d’équilibre précisément gràce à la mise en route de ces capacités d’auto-régulation du corps.

 

Différentes techniques

Il existe de nombreuses techniques d’ostéopathie dont la base commune repose sur des manipulations manuelles non douloureuses qui redonnent du mouvement aux structures bloquées. Pour n’en citer que quelques-unes, on distingue l’ostéopathie structurelle, l’ostéopathie cranio-sacrée, l’ostéopathie fasciale, l’ostéopathie viscérale , l’ostéopathie tissulaire ou encore l’ostéopathie somato-émotionnelle. Le choix de la manipulation dépend du type de dysfonction rencontrée, de l’animal et du praticien. Lors d’une consultation, plusieurs méthodes sont souvent associées. Dans tous les cas, il s’agit d’un travail d’écoute et de coopération avec l’animal.

Différentes indications

Les domaines d’application de l’ostéopathie sont nombreux. L’ostéopathie est utile :

  • à la suite de tout choc physique et/ou émotionnel ( hernie discale, traumatisme musculaire ou articulaire, stress, deuil) pour éviter les séquelles
  • à la suite d’une intervention chirurgicale pour améliorer la cicatrisation, accélérer la rééducation
  • à certaines étapes de la vie ( croissance harmonieuse ; lutte contre la sénilité ; préparation au travail sportif)
  • lors de maladies chroniques ou récidivantes ( dorsalgie, arthrose, otite, plaie de léchage, allergie, cystites, diarrhée chronique, épilepsie, etc)
  • lors de problèmes de comportement (anxiété, hyperactivité, agressivité, etc)

Déroulement d’une séance

La séance dure entre une demi-heure à une heure selon le type de lésions et de manipulations. Elle  se décompose en plusieurs étapes :

1/  Recueil du motif de la consultation et des commémoratifs

2/ Diagnostic : observation statique et dynamique de l’animal, examen clinique traditionnel puis examen ostéopathique proprement dit ( tests de mobilité, motilité, palpation…). Ces éléments vont permettre d’identifier les dysfonctions ostéopathiques principales puis la manière dont elles sont reliées entre elles ( chaine dysfonctionnelle)

3/  Traitement : selon le type de dysfonctions et l’animal, le praticien utilise une ou plusieurs techniques. Le thérapeute réévalue l’animal en fin de traitement pour tester l’efficacité de ce dernier

4/ Compte-rendu de la séance au propriétaire

 

Après une séance

Après une séance d’ostéopathie, l’animal peut éprouver de la fatigue pendant quelques heures, voire même 24 à 48h, avec une possible aggravation transitoire des symptômes durant ce laps de temps. Il est demandé au propriétaire de laisser  son animal au repos pendant plusieurs jours.

Il existe une grande variabilité de réponses au traitement. En effet, pendant la séance, des tensions sont libérées et l’organisme retrouve alors son état d’équilibre à son rythme et à sa manière, en quelques jours ou quelques semaines selon l’animal. Cela va dépendre de nombreux paramètres dont l’âge de l’animal, l’ancienneté des fonctions, le respect des consignes de repos après la séance. Il est possible de constater une amélioration complète ou partielle, immédiate ou progressive.

Suivi

Le nombre  et le rythme des séances sont variables selon l’animal et le type de dysfonctions. Dans la majorité des cas, une à trois séances sont nécessaires avec un délai d’un mois en moyenne entre chaque séance. Dans certains cas plus aigus, il faut effectuer plusieurs séances à quelques jours d’intervalle. Si l’animal est suivi de façon préventive, une à quatre séance par an sont conseillées en fonction de son âge et de son activité.